Vassiliki CONTOUMAS KONTOUMA

Diplôme :
HDR
Date :
mardi 28 juin 2016 - 13:00

Mme Vassiliki CONTOUMAS KONTOUMA présente ses travaux en soutenance en vue de l'obtention de l'Habilitation à diriger des recherches

  • Institut d'Etudes slaves, 9 rue Michelet, 75006 Paris
  • Jury : Mme MEROPI ANASTASSIADOU, M. VINCENT DEROCHE, M. ALBERT FAILLER, M. PIERRE GONNEAU, M. BERNARD HEYBERGER, M. PETER VAN DEUN

 

La Confession orthodoxe de Jacques de Nea Skètè d’après le manuscrit autographe IFEB 22 (1834)

Lorsque Porphyre Uspenskij, Constant Minoïde Mynas ou Adolphe-Napoléon Didron effectuent sur l’Athos leurs premières missions, Jacques de Néa Skètè y vit encore. Mort peu après 1869, il est d’ailleurs suffisamment proche de certains érudits du début du 20e siècle – paléographes, byzantinistes, historiens de l’Athos – pour leur être connu de réputation.

Témoin de l’Insurrection de 1821, actif du temps de la constitution du nouvel État grec, Jacques est une personnalité paradoxale. Conscient des bouleversements de son temps, il n’en cesse pas moins de se référer à Syméon le Nouveau Théologien et aux pères hésychastes, dans une quête toute personnelle de la lumière incréée. Considérant par ailleurs que ses contemporains ont dévié de la voie droite de l’orthodoxie, il s’efforce de leur prouver la permanence des miracles à travers le temps et la nécessité du maintien d’un Typikon fidèle à la coutume. S’étendant sur vingt-quatre chapitres évoquant les heures de la journée, son ouvrage théologique principal – la Confession orthodoxe – s’articule ainsi autour de cinq grandes thématiques : 1. La Sainte Lumière dans l’histoire du salut. 2. Sainte Lumière, hérésies contemporaines et déviances dans l’orthodoxie. 3. Cosmologie biblique, heures. 4. Orthopraxie : contre ceux qui modifient le Typikon. 5. Écritures, histoire de l’Église et Temps derniers.

Resté inédit, ce texte est transmis par deux manuscrits autographes – l’IFEB 22 (a. 1834) et le Jérusalem, Panaghiou Taphou 391 (a. 1835) –, livrant chacun deux versions fort différentes. C’est la plus ancienne de ces versions, soit celle de l’IFEB 22, qui a constitué l’objet de notre étude, qui s’articule comme suit : introduction générale portant sur les versions de la Confession orthodoxe, la méthode mise en œuvre par son auteur dans la version de l’IFEB 22, les sources et le contenu de cette dernière, avec mise en perspective historique (p. i-cxviii) ; édition critique (p. 1-154) ; résumé détaillé en français, avec annotations (p. 155-208) ; planches (p. 209-223).

Mots clés : Bartolomée Koutloumousianos, Collybades, Cosmologie biblique, Église grecque, Eschatologie orthodoxe, Grèce moderne, Jacques de Néa Skètè, Fols-en-Christ, Lumière incréée, Monachisme athonite (19e s.), Nicodème l’Hagiorite, Pèdalion, Russophiles grecs, Saint-Sépulcre, Sainte Lumière, Théodoret de Jannina, Théologie orthodoxe, Typika.