Sandra LIPPERT

Diplôme :
HDR
Date :
samedi 19 janvier 2019 - 14:00

Mme Sandra LIPPERT présente ses travaux en soutenance en vue de l'obtention de l'Habilitation à diriger des recherches

  • En Sorbonne, salle Gaston Paris (D064), Escalier E, 1er étage, 17 rue de la Sorbonne, 75005 PARIS
  • Jury : M. MICHEL CHAUVEAU, M. PHILIPPE COLLOMBERT, M. LAURENT COULON, M. CHRISTIAN LEITZ, M. GÜNTER VITTMANN, Mme CHRISTIANE ZIVIE-COCHE

Sandra Lippert présentera un dossier d’habilitation à diriger les recherches intitulé « Temple et société. La vie civile et religieuse dans les villes et campagnes égyptiennes du VIIe s. av. n. è. au IIIe s. ». Il est composé de trois volumes : un mémoire de synthèse détaillant ses travaux passés et en cours traitant de l’édition de textes démotiques, la région du Fayoum, l’histoire du droit égyptien et la décoration du sanctuaire du temple d’Hibis, dans l’oasis de Kharga ; un recueil de publications et un mémoire inédit : « Les graffites et dipinti du spéos de Hout-Répit. Études sur un sanctuaire égyptien et son personnel au début de l’époque romaine ». Ce dernier volume présente une centaine d’inscriptions, majoritairement démotiques, et de dessins qui ont été gravés ou peints sur la façade et les parois d’un petit temple, un spéos creusé dans la montagne, au milieu de la nécropole surplombant le site de Hout-Répit près de Sohâg, en Haute Égypte. Celui-ci était qualifié d’« Ascléipeion » depuis les années quatre-vingt, quand une partie des inscriptions avait été sommairement mentionnée, et l’édifice interprété alors comme un temple d’Asclépios-Imhotep où l’incubation aurait été pratiquée par des malades. Suite à l’étude détaillée des graffites et dipinti – principalement des inscriptions votives et des proscynèmes – , ce spéos s’est avéré être un sanctuaire consacré à Haroëris, seigneur de Létopolis, dieu solaire qui avait été incorporé dans la théologie locale, et un lieu de sépulture de faucons, animaux sacrés de cette divinité. Les textes apportent aussi des informations sur l’existence de plusieurs associations religieuses vouées au culte de dieux locaux ; parmi celles-ci on trouve notamment celle des « valets du faucon ». Des inscriptions précisent la date de l’inauguration du spéos, pour le creusement duquel ces association avaient levé des fonds, en l’an 3 de notre ère.