Marilia LYKAKI

Diplôme :
Doctorat
Mention :
Histoire, textes et documents
Date :
vendredi 15 janvier 2016 - 14:00
Les prisonniers de guerre dans l'Empire byzantin (VIe-XIe s.) : l'Etat, l'église, la diplomatie et la dimension sociale

Cotutelle : University of Athens

Mme Marilia LYKAKI soutiendra sa thèse de doctorat préparée sous la direction de M. Constantin ZUCKERMAN et Mme Athina KOLIA-DERMITZAKI

  • École Philosophique de l'Université Nationale et Kapodistrienne d'Athènes, Campus Universitaire, salle 401, Athènes 15784, GRECE
  • Jury : Mme Irène CHRESTOU, Mme Athina KOLIA-DERMITZAKI, M. Taxiarchis KOLIAS, Mme Maria LEONTSINI, Mme Triandafyllitsa MANIATI-KOKKINI, Mme Katerina NIKOLAOU, M. Constantin ZUCKERMAN

Résumé

La captivité était une situation transitoire qui conduisait soit à l’esclavage soit à la libération. Pendant le periode de VIe à XIe s. on voit les captifs assumer des rôles divers: comme soldats, agriculteurs, porteurs d’idéologie, de culture et de savoirs. Une série des questions se posent à propos de leur libération en termes de rançon, échange de prisonniers, et leur statut social et civil. La théorie impériale ne correspondait pas toujours à la réalité des sociétés concernant ce sujet. Par conséquent, la recherche touche à des questions militaires et diplomatiques et aussi avec les domaines de la culture et de l'intelligence militaire et révèle enfin comment Byzance elle-même et les «autres» perçu. Par une approche multidimensionnelle et en termes de méthodologie sur l'analyse critique des sources primaires et de comparaison, mon objectif principal est de décrire la position de l'État et de l'Église « vis-à –vis » la question particulière et de son évolution. La recherche commence à une époque où l’attitude à l’égard des prisonniers de guerre héritée du monde romain est en train de changer sous l’impact du christianisme ; elle se termine à une période où les échanges des prisonniers avec les Arabes, devenus une routine, perdent de l’actualité et les guerres avec les Bulgares battent le plein. La présente étude démontre les mutations de la loi byzantine et son impact sur le traitement à l'égard des problèmes divers concernant les prisonniers de guerre. Etudier l'ère particulière peut éclaircir ce sujet afin d'en déduire si l'attitude de Byzance différait envers ses ennemis et donc les captifs chrétiens et non-chrétiens.

Abstract

Prisoners of War in the Byzantine Empire (6th-11th c.): Church, State, diplomacy and social dimension

The state of captivity is a transitional situation which leads either to slavery or to freedom. During 6th-11th c. prisoners under captivity could have various occupational roles. In addition, they could be bearers of a different ideology, culture and knowledge. A series of questions arise about their release in terms of ransom, prisoner exchange, and their social and civil status. Imperial theory was not always corresponding at the societies’ reality concerning this issue. Therefore, the research is dealing with military and diplomatic questions and also with the spheres of culture and military intelligence and finally reveals how Byzantium perceived itself and the ‘others’. Based on a multidimensional approach and in terms of methodology on the critical analysis of primary sources and comparison, my main aim is to describe the position of both State and Church “vis-à-vis” the particular issue and its evolution. The starting point of my research is set on a period, when the attitude towards prisoners of war as it was inherited from the Roman world, begins to change due to the influence of Christianity and reaches up to a point, when exchanges of prisoners with the Arabs were consolidated and the wars with the Bulgarians had started. The present study demonstrates the changing face of the byzantine law and its impact on the treatment towards the diverse problems concerning prisoners of war. Studying the particular era can shed light on this topic in order to infer whether Byzantines’ attitude differed towards his enemies and therefore Christians and non-Christians captives.