Lydie BRUNETTI

Diplôme :
Doctorat
Mention :
Religions et systèmes de pensée
Date :
jeudi 07 décembre 2017 - 14:00
La représentation iconographique des bénédictines et cisterciennes en France aux XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles. Fondatrices, supérieures et religieuses.

Mme Lydie BRUNETTI soutiendra sa thèse de doctorat préparée sous la direction de M. Daniel-Odon HUREL

  • EPHE - Maison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail, 75006 PARIS, salle 33
  • Jury : M. Daniel-Odon HUREL, M. Philippe MARTIN, M. Olivier CHRISTIN, Mme Marie-Elisabeth HENNEAU, M. Bernard HOURS

Résumé

Au-delà de la littérature édifiante ou critique des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles, l’image mentale des religieuses bénédictines et cisterciennes passe aussi par la production et la diffusion de représentations iconographiques via de nombreux supports. L’étude menée sur ce media visuel a permis de rassembler un corpus de 1160 références regroupées en une base de données exploitable. Son analyse se développe autour de l’affirmation de l’importance du témoignage historique et documentaire de l’iconographie pour la connaissance des modes de vie et de pensées de ces moniales. Le traitement typologique du contexte de production, des commanditaires et destinataires des œuvres définit les enjeux et objectifs de ces représentations. L’iconographie présente toutes les caractéristiques spirituelles et temporelles de la vie monastique féminine avec les différentes problématiques qui font l’actualité du monde régulier post-tridentin. L’étude se penche aussi sur la représentation des grandes figures fondatrices du monachisme féminin, comme sainte Scholastique, les saintes fondatrices d’abbayes médiévales et les fondatrices modernes de congrégations nouvelles. L’iconographie donne à voir un monde monastique féminin puissant et émancipé avec l’évocation de la sainteté féminine et de son lien privilégié à Dieu. Les portraits de supérieures et de religieuses sont des témoins directs d’un pouvoir temporel et spirituel similaire à celui de leurs confrères moines. L’image de la bénédictine et de la cistercienne à l’époque moderne se révèle orientée et biaisée, utilisée à des fins de propagande, mais les religieuses en tirent toujours le meilleur parti pour conforter leur légitimité.

Abstract

Beyond uplifting or critical literature of 16th, 17th and 18th centuries, the mental image of the Cistercian and Benedictine nuns also involves the production and dissemination of iconographic representations via a variety of media. The study on the visual media brought together a corpus of 1160 references grouped into a usable database. His analysis develops around the affirmation of the importance of the historical and documentary witness of the iconography for the knowledge of the modes of life and thoughts of these nuns. The typological treatment of the context of production, sponsors and recipients of art works defines the stakes and objectives of these representations. Iconography features all the spiritual and temporal of feminine monastic life with the various problems which make the topicality of the post-Tridentine regular world. The study also focuses on the representation of the great founding figures of female monasticism as Saint Scholastica, the Holy founders of medieval abbeys and the modern founders of new congregations. The iconography shows a powerful and emancipated female monastic world with the evocation of feminine Holiness and his relationship to God. Superior and religious portraits are direct witnesses of their temporal and spiritual power similar to that of their fellow monks. The image of the Cistercian and benedictine in modern times turns oriented and biased, used for purposes of propaganda, but the nuns always get the best of that to reinforce their legitimacy.