Carine JUVIN

Diplôme :
Doctorat
Mention :
Histoire, textes et documents
Date :
samedi 09 décembre 2017 - 09:30
Recherches sur la calligraphie sous les derniers Mamlouks : inscriptions monumentales et mobilières

Mme Carine JUVIN soutiendra sa thèse de doctorat préparée sous la direction de M. François DEROCHE

  • EPHE - Sorbonne au 17, rue de la Sorbonne 75005 PARIS - Escalier E - 1er étage, salle D052
  • Jury : Mme Anna CAIOZZO, M. Alain Fouad GEORGE, M. Jean-Michel MOUTON, M. François DEROCHE

Résumé

La calligraphie en Égypte et en Syrie à la période mamlouke en général, et singulièrement l’aspect formel des inscriptions monumentales et mobilières, extrêmement nombreuses pour cette période, demeurent sous étudiés. En se concentrant sur la fin du sultanat mamlouk (1468-1517), qui offre un corpus important et diversifié d'inscriptions monumentales et mobilières (principalement des objets et équipements militaires en métal) de qualité calligraphique, cette recherche vise à replacer ce corpus dans le contexte de la pratique et de la théorie calligraphique de la période mamlouke circassienne. Il s'agit donc d'une étude à la fois socio-historique et philologique, autant que morphologique et stylistique, s’appuyant sur une étude des différentes sources disponibles : historiques, biographiques, manuels de chancellerie, traités de calligraphie, documents de waqf, permettant de renouveler la vision de cette tradition calligraphique mamlouke. Un premier chapitre s’intéresse au milieu des calligraphes et au cadre de la pratique et de la transmission calligraphique au 15e siècle. La question de la théorie et de la terminologie des écritures est abordée dans un second chapitre. Les deux chapitres suivants sont consacrés à une étude morphologique et stylistique générale des inscriptions, puis à un cas d’étude : le complexe du sultan Qāniṣawh al-Ghawrī au Caire. Enfin, un catalogue du corpus des inscriptions sur lesquelles repose cette étude a été établi qui constitue une base de références pour l’étude de la production artistique à cette période.

Abstract

Calligraphy in Egypt and Syria in the Mamluk period, generally speaking, and especially the formal aspect of the inscriptions on monuments and portable objects, quite numerous for this period, remain under-studied. Focusing on the late Mamluk period (1468-1517), which offers a large and diverse corpus of inscriptions on monuments and objects (mainly objects and military equipment made of metal), of calligraphic quality, this thesis aims at replacing this corpus in the context of calligraphic practice and theory in the Circassian Mamluk period. Thus, it is intended as both a socio-historical and philological study, and a morphological and stylistic study. It relies on the different sources available: historical and biographical sources, chancery manuals, calligraphic treatises, and waqf documents, allowing to reconsider our vision of the Mamluk calligraphic tradition. A first chapter presents the calligraphers’ milieu and the frame of the calligraphic practice and transmission around the 15th century. The issues of theoretical views and terminology of scripts is addressed in a second chapter. Then the following two chapters are dedicated to a stylistic general study of inscriptions, and to a case study: the complex of sultan Qāniṣawh al-Ghawrī in Cairo. Finally, a catalogue of the corpus of inscriptions used for this study is established which provides a referential basis for the study of art production during this period.