Diplôme de l'EPHE en SVT

Une enquête sur le devenir des stagiaires de Diplômes EPHE en SVT est réalisée régulièrement (chaque deux ans) sur les promotions antérieures. Nous présentons ici une synthèse des résultats de la dernière enquête effectuée en 2016 grâce au logiciel Lime Survey. Dans la mesure où le Diplôme EPHE en SVT est maintenant un Diplôme réservé à la formation continue, quasiment tous nos stagiaires sont déjà insérés professionnellement.

Diplôme de l'EPHE en SVT - Enquête réalisée en 2016.

Commentaires sur l’insertion professionnelle des diplômés SVT en 2012.

En préambule, il faut souligner le pourcentage très élevé (70,4%) de diplômés ayant répondu à l’enquête. Ce score est encore meilleur que celui de 2008 (58,7%), déjà considéré comme exceptionnel pour une enquête réalisée par courriel. Il traduit l’attachement des diplômés à la formation qu’ils ont suivie. Enquête réalisée et analysée par Bruno Delesalle.

Le diplôme

Le niveau d’entrée est toujours principalement à Bac+2 (50,8%) avec une légère baisse par rapport à 2008. On note une augmentation des Bac+3 (28% => 34,4%). Donc, un léger relèvement du niveau d’entrée dans le diplôme.

Le diplôme se fait toujours majoritairement dans un laboratoire public (69,3%) ou un organisme public (17,3%) extérieur à l’EPHE. En revanche, les diplômes réalisés dans les laboratoires EPHE sont moins nombreux en 2012 (8,4%) qu’en 2008 (13,1%). Une cause probable de cette diminution est l’obligation de verser une gratification aux étudiants pendant au moins deux ans, ce qui peut représenter une charge importante pour le laboratoire EPHE.

Le diplôme est fait le plus souvent dans le cadre d’un emploi (77,2%), tendance en augmentation par rapport à 2008 (61,7%). Il faut rapprocher ce résultat du fait que la formation est de plus en plus souvent financée par la formation continue de l’employeur (30% des nouveaux inscrits). On observe également que les diplômes réalisés sans financement deviennent plus rares (15% en 2012 contre 27,4% en 2008).

L'emploi

La quasi-totalité (92,9%) des diplômés ayant répondu à l’enquête a un emploi. Ce chiffre est en augmentation par rapport à 2008 (88%). En revanche, ils sont moins nombreux à poursuivre des études (10,3% en 2008, 6,3% en 2012).

Cet emploi est le plus souvent identique à celui qu’ils avaient pendant leur diplôme (67,7%), nombre en augmentation par rapport à 2008 (57,7%).

Il s’agit le plus souvent d’emplois de fonctionnaire (45,7%), alors que les CDI étaient plus nombreux en 2008 (48,6%). Il semble y avoir eu, depuis 2008, un remplacement des emplois de CDI par des emplois de fonctionnaire. En effet, le pourcentage des fonctionnaires passe de 6,9% en 2008 à 45,7%, alors que dans le même temps, le pourcentage des CDI chute de 48,6% à 15,7%. Cela étant, le pourcentage des CDD reste élevé : 21,7% en 2008, 30,7% en 2012.

L’emploi occupé est toujours principalement situé dans le secteur public (79,5%), en forte augmentation par rapport à 2008 (59,7%). Le secteur privé arrive en deuxième position (11%) en légère augmentation. En revanche, le secteur associatif est moins représenté (5,1% en 2008, 2,4% en 2012).

Le niveau de l’emploi est inférieur à Bac+5 dans plus de la moitié des réponses (54,4%) et supérieur à Bac+5 dans 40,9% des réponses. Par rapport à 2008, le pourcentage des emplois inférieur à Bac+5 est en augmentation par rapport à celui de 2008 (42,3%). Ceci pourrait indiquer une valorisation du diplôme en baisse par rapport à 2008. Il faut cependant prendre en compte que le nombre de promotions possibles est souvent réduit. Il faut également considérer le fait que la majorité des diplômes étant obtenue entre septembre et décembre, le délai est court pour que l’obtention du diplôme en 2011 puisse avoir eu un effet sur l’emploi. Cela étant, les emplois de niveau inférieur à Bac+5 se répartissent entre techniciens (31,5%) et assistants ingénieurs (22,8%). Si l’on considère que plus de la moitié des diplômés (50,8%) a débuté la formation avec un niveau Bac+2, correspondant à ce niveau de technicien, on peut considérer qu’un poste d’assistant-ingénieur constitue une promotion. Si l’on ajoute les emplois d’assistant-ingénieur (22,8%) aux emplois de niveau égal ou supérieur à Bac+5 (40,9%), une large majorité des emplois occupés actuellement par les diplômés est supérieure au niveau Bac+2.

Cette observation est confirmée par les réponses des diplômés eux-mêmes. En effet, une majorité d’entre eux (54,4%) considère que le diplôme a joué un rôle pour l’obtention de leur emploi (28,4%) ou pour une promotion dans leur emploi (26%). Ce dernier chiffre est en augmentation de 8% par rapport à 2008, ce qui tend à indiquer une meilleure reconnaissance de la valeur de la formation par les employeurs.

Le pourcentage de diplômés poursuivant une thèse après le diplôme est inférieur à 10%. Ce chiffre est en baisse par rapport à celui de 2008 (16,6%). Plusieurs raisons, liées à la situation générale de l’emploi, peuvent expliquer que les diplômés ne cherchent à poursuivre des études longues. D’ailleurs, une certaine désaffection pour des études longues se manifeste également chez les étudiants en formation initiale.

Conclusion

En conclusion, l’enquête de 2012 sur l’insertion professionnelle des diplômés SVT de l’EPHE donne, dans les grandes lignes, des résultats comparables à ceux de 2008 : une entrée en diplôme à Bac+2 ; un diplôme réalisé dans le cadre d’un emploi dans un laboratoire public extérieur à l’EPHE; un diplôme qui contribue significativement à l’obtention d’un emploi ou à une promotion dans l’emploi. Le pourcentage élevé de réponses à l’enquête (70,4%) montre également que l’intérêt pour la formation reste fort plusieurs années après l’obtention du diplôme. Certains de ces résultats sont en augmentation significative par rapport à 2008 : les lieux de la formation (laboratoires et organismes publics), la formation dans le cadre de l’emploi (et son financement par la formation continue de l’employeur), la contribution de la formation à l’obtention d’un emploi ou à la promotion dans l’emploi.

On observe cependant quelques différences entre 2008 et 2012. L’emploi le plus fréquent est devenu un emploi de fonctionnaire. Ce type d’emploi a remplacé les emplois en CDI, notamment dans les EPST (CNRS, INSERM, INRA, etc.). On observe également une baisse sensible du pourcentage de poursuites en thèse après le diplôme. Il n’est cependant pas certain que cette baisse soit imputable à la seule formation du diplôme EPHE et ne reflète pas plus généralement une désaffection pour les études longues.

Au final, cette enquête confirme l’intérêt du diplôme EPHE en Sciences de la Vie et de la Terre comme formation permettant une amélioration de l’emploi. Il joue parfaitement son rôle de formation tout au long de la vie. Malgré le contexte administratif difficile, son inscription au Répertoire National de la Certification Professionnelle est indispensable pour qu’il puisse être pleinement valorisé.